Anniversaire
Le 6 avril 1997, la Juventus Turin de Zinédine Zidane humiliait l'AC Milan de Christophe Dugarry : 6-1 à San Siro !
Il y a vingt-trois ans, jour pour jour, un tremblement de terre frappait la Serie A. Au coeur d'une saison ratée, l'AC Milan d'Arrigo Sacchi subissait une raclée historique à San Siro face à la Juventus de Marcello Lippi : 6-1 ! Avec un Zinédine Zidane virevoltant face à son ami Christophe Dugarry...
Toute l'Italie attendait ça. Enfin. Après trois tentatives infructueuses avec Cesena (trois revers entre 1989 et 1991), Marcello Lippi se voit à nouveau offrir, ce 6 avril 1997, la possibilité d'affronter le maître, Arrigo Sacchi. Cette fois, c'est aux manettes d'une Juventus sereinement installée en tête du Championnat (avec treize longueurs d'avance sur son rival du soir) que l'élève se présente à San Siro. Revenu au chevet d'un Milan malade quelques mois auparavant, Sacchi n'est pas parvenu à refaire des Rossoneri une machine à gagner. Mais il ne s'attendait certainement pas à vivre un tel cauchemar. Car en ce dimanche soir printanier, l'AC Milan s'apprête à subir la plus lourde défaite de son histoire à domicile en Serie A.
Le crâne bien plus brillant que son équipe, Sacchi assiste impuissant à la démonstration de force des Bianconeri. Malgré une entame prometteuse, les Milanais craquent une première fois sur une reprise opportuniste de Vladimir Jugovic suite à une frappe de Christian Vieri repoussée par Sebastiano Rossi (19e). Le gardien lombard va de nouveau enrager après avoir été tout proche de repousser le penalty de Zinédine Zidane (32e). À la pause, des Turinois réalistes mènent 2-0. La suite donne encore des maux de tête aux plus fervents tifosi milanistes...
Le crâne bien plus brillant que son équipe, Sacchi assiste impuissant à la démonstration de force des Bianconeri. Malgré une entame prometteuse, les Milanais craquent une première fois sur une reprise opportuniste de Vladimir Jugovic suite à une frappe de Christian Vieri repoussée par Sebastiano Rossi (19e). Le gardien lombard va de nouveau enrager après avoir été tout proche de repousser le penalty de Zinédine Zidane (32e). À la pause, des Turinois réalistes mènent 2-0. La suite donne encore des maux de tête aux plus fervents tifosi milanistes...
Le crépuscule de Sacchi, le triomphe de Lippi
Volontaires en première période, Christophe Dugarry et Marcel Desailly se retrouvent, comme leurs coéquipiers, asphyxiés par la vague noire et blanche. Vladimir Jugovic (51e), Christian Vieri (71e, 81e) et Nicola Amoruso (73e) profitent tour à tour des errements défensifs d'un Milan dépassé, à l'image de son duo de défenseurs centraux Franco Baresi (36 ans) - Pietro Vierchowod (38 ans). Face à la vivacité de leurs adversaires, ces deux-là font clairement leur âge. Et le (joli) but pour l'honneur inscrit par Marco Simone (76e), dans tout ça ? Difficile de faire plus anecdotique, les supporters milanais ayant alors déjà déserté San Siro...
Trois jours avant de se rendre sur le terrain de l'Ajax Amsterdam pour une demi-finale aller de Ligue des champions, les Bianconeri ont autant marqué les buts que les esprits. Zidane, lui, s'est baladé, à la récupération comme à la distribution. «Avant le coup d'envoi, on était dos au mur, car en cas de défaite Parme revenait à trois points. On voulait à tout prix faire un résultat, on savait que c'était possible de gagner ici, mais 6-1, c'est un peu gros...» lâche le meneur de jeu des Bleus au coup de sifflet final, après une embrassade avec son ami Christophe Dugarry : «J'ai de la peine pour lui, car il a fait une grande partie. Après le match, je suis allé le consoler.» Zizou n'aura plus à le faire. C'était la dernière fois que les deux hommes se retrouvaient face à face... Au moins, ils s'en souviendront.
C.C.
-
- Tous les commentaires
- Les mieux notés
Identifiez-vous
500 caractères max
Réagir